Alimentation du Cane Corso

Des chiots Cane Corso partagent un repas de viande à l’élevage
La viande occupe une place centrale dans l’alimentation de nos Cane Corso.

Notre choix à l’élevage

Le cru au cœur de notre pratique

Nous privilégions une alimentation à base de viande crue pour nos Cane Corso. Nos adultes reçoivent de la viande avec un complément de légumes. Pour les chiots et les femelles en gestation ou en lactation, nous conservons également un complément de croquettes.

Ce choix demande de connaître les aliments que l’on donne et de suivre chaque chien. Le contenu de sa gamelle évolue avec sa croissance, son activité et sa condition physique. Nous vous expliquons ici comment aborder le cru, construire les apports et organiser les repas au quotidien.

Pourquoi nous donnons une place importante à l’alimentation crue

Choisir les aliments et leur préparation

Préparer du cru permet de choisir les morceaux, leur provenance et leur présentation. On peut distinguer la viande musculaire des abats et ajuster les ingrédients qui composent le repas. Cette maîtrise de la préparation fait partie de notre manière de nourrir nos chiens.

La viande apporte notamment des protéines et contient beaucoup d’eau. Sa teneur en graisse varie selon les morceaux : un repas de viande maigre et un repas plus gras n’apportent pas la même énergie. La composition compte autant que le poids servi.

Observer le chien et comprendre les études

L’appétit, les selles et la silhouette donnent des repères pour suivre la façon dont le chien reçoit ses repas. Ils complètent l’examen de la recette : un chien qui mange avec plaisir peut malgré tout recevoir des apports mal répartis.

Les recherches de l’université d’Helsinki sur l’alimentation précoce relèvent des associations entre certains régimes peu transformés à base de viande et une moindre fréquence de troubles digestifs ou cutanés rapportés plus tard. Ces travaux encouragent la recherche sur le cru ; leur caractère observationnel ne permet pas d’en déduire une protection garantie pour chaque chien.

Poulet de Bresse vivant, bien dodu, au plumage blanc et aux pattes bleu ardoise dans un pré
Gauloise de Bresse, variété blanche dite « Blanche de Bény ».

Poulet de Bresse, volaille de qualité

Nous nous fournissons chez Mairet Volaille. Le poulet de Bresse fait partie de l’alimentation de notre élevage : une volaille de qualité, dont l’origine est identifiée, qui accompagne notre pratique de l’alimentation crue.

L’appellation Volaille de Bresse AOP repose sur une origine géographique et un cahier des charges précis. Les marques d’identification de la volaille permettent d’en suivre la provenance.

L’appellation Volaille de Bresse auprès de l’INAO

Cagette de haricots verts frais avec des carottes et une courgette
Haricots verts, carottes et courgette : une diversité de légumes.

Des légumes en complément de la viande

Nous utilisons les légumes en complément de la viande chez nos adultes. Ils apportent notamment de l’eau et des fibres. Leur choix, leur préparation et leur quantité doivent tenir compte de la tolérance du chien.

Varier les ingrédients peut être intéressant, à condition de conserver une recette cohérente. Ajouter chaque jour un aliment différent sans recalculer l’ensemble rend les apports plus difficiles à suivre.

Bouteille d’huile de foie de morue et coupelle d’huile sur une table en bois
Huile de foie de morue.

L’huile de foie de morue

L’huile de foie de morue apporte des matières grasses ainsi que des vitamines A et D. C’est un complément dont la place se détermine avec les autres ingrédients du repas, en tenant compte de ce que la ration fournit déjà.

Sa composition et son dosage se lisent ensemble, notamment lorsque le repas contient du foie, un autre complément ou un aliment complet. Les concentrations variant selon les produits, une même quantité d’huile ne correspond pas toujours aux mêmes apports.

Viande crue et BARF : comprendre ce que l’on met dans la gamelle

Le terme BARF désigne couramment des rations organisées autour d’aliments crus, avec de la viande et d’autres composants. Les recettes diffèrent. Pour les comparer, regardez ce qu’elles apportent au chien sur l’ensemble de sa journée : énergie, acides aminés, acides gras, vitamines et minéraux.

La viande et les matières grasses

Les muscles fournissent des protéines utiles à l’entretien et au développement des tissus. La matière grasse contribue fortement à l’apport énergétique. La proportion d’os, de peau ou de gras d’un morceau modifie donc sa valeur alimentaire ; deux portions de même poids peuvent être très différentes.

Une ration maison se formule à partir des ingrédients réellement utilisés, puis se réévalue quand ils changent.

Les abats et les compléments

Le foie et les autres abats présentent des profils nutritionnels différents. Leur place se détermine dans la recette, avec les vitamines et oligo-éléments qu’ils apportent. Les multiplier au hasard peut créer des excès aussi bien que laisser des manques.

Un complément minéral et vitaminé éventuel doit correspondre à la ration préparée et au stade de vie du chien. Sa quantité se calcule avec le reste du repas.

Le calcium et le phosphore

La viande musculaire est riche en phosphore et pauvre en calcium. Servir uniquement de la viande désossée ne couvre pas à elle seule tous les besoins, particulièrement chez le chiot. Il faut considérer les quantités de calcium et de phosphore ainsi que leur rapport.

Les os et les produits qui en contiennent apportent des minéraux en proportions variables. Leur présence ne suffit pas à vérifier la recette ; une formulation adaptée permet de préciser les apports.

Pendant la croissance : nourrir le chiot sans chercher à le faire grossir vite

De l’énergie pour grandir, des portions suivies

Un jeune Cane Corso construit son squelette et sa musculature pendant une période où ses besoins évoluent rapidement. Il lui faut des repas adaptés à la croissance des grandes races. La suralimentation accélère la prise de poids et peut perturber le développement du squelette.

Suivez son poids et sa silhouette régulièrement. Les portions se réajustent au fil de sa croissance, avec des repas fractionnés selon son âge. La taille future du chien ne justifie pas de remplir davantage sa gamelle à chaque repas.

Des apports minéraux précis

Le calcium mérite une attention particulière chez les chiots de grande race : une carence comme un excès peut avoir des conséquences sur le développement osseux. Ajouter du calcium à une alimentation déjà complète pour la croissance peut déséquilibrer ses apports.

Pour une ration crue maison, faites calculer la recette pour le chiot par un vétérinaire formé en nutrition. Une formule destinée à l’adulte ne se transpose pas automatiquement à la croissance. L’alimentation participe au développement ; elle ne supprime pas les facteurs héréditaires des dysplasies.

À l’âge adulte, ajuster plutôt que garder une quantité fixe

Regarder la silhouette autant que la balance

Deux Cane Corso de même poids peuvent dépenser leur énergie différemment. L’activité, la stérilisation et l’avancée en âge font évoluer les besoins. Une quantité adaptée à une période de travail peut devenir excessive lorsque le chien sort moins.

Les côtes doivent rester palpables sans une épaisse couverture de graisse, avec une taille visible vue de dessus. Une pesée régulière aide à repérer une évolution progressive. Comptez également les friandises et les extras dans ce que le chien reçoit.

Gestation et lactation : une autre étape

Les besoins évoluent surtout en fin de gestation, lorsque les fœtus se développent davantage, puis pendant l’allaitement. Le nombre de chiots et la condition physique de la mère comptent dans l’adaptation des repas.

Cette période demande un suivi de la condition de la mère et une ration conçue pour ses besoins. L’enrichir de manière systématique en graisse ou en calcium dès le début de gestation ne constitue pas une règle adaptée à toutes les chiennes.

La place des croquettes dans une alimentation à base de viande

Lire la destination de l’aliment

Vérifiez la mention « aliment complet » ou « aliment complémentaire » et le stade de vie prévu. Un produit cru prêt à servir mérite la même lecture. « Complet » indique que l’aliment est conçu pour couvrir la ration journalière lorsqu’il est donné selon ses conditions d’emploi.

Un aliment complémentaire doit être associé à d’autres composants. Le pourcentage de viande mis en avant sur l’emballage renseigne sur un ingrédient, mais ne suffit pas à apprécier tous les apports du produit.

Associer les aliments dans la ration totale

Lorsque vous donnez du cru et des croquettes, leurs quantités et leurs apports doivent être considérés ensemble. Les croquettes ne corrigent pas automatiquement n’importe quelle ration de viande.

Le cru contient davantage d’eau qu’un aliment sec. Remplacer une quantité de croquettes par le même poids de viande peut donc modifier fortement l’énergie reçue. Comparez la densité énergétique de chaque aliment pour ajuster la part qui lui revient dans la journée.

Organiser les repas et préparer l’arrivée à la maison

Garder des repères lors du changement

À l’arrivée du chiot, commencez par connaître ce qu’il mange déjà, ses quantités et son rythme. L’installation dans une nouvelle maison apporte suffisamment de changements pour préparer sereinement celui de l’alimentation.

La transition se fait progressivement, en observant l’appétit et les selles. Prévoyez un endroit calme pour manger et de l’eau propre disponible. Nous échangeons avec vous sur les habitudes de votre chiot avant son départ et sur l’organisation possible dans votre foyer.

Préparer et conserver le cru avec soin

Choisissez des approvisionnements traçables et respectez la chaîne du froid. Décongelez les portions au réfrigérateur, dans un récipient fermé séparé des aliments prêts à consommer. Nettoyez les mains, les ustensiles, les surfaces et les gamelles après manipulation.

La viande crue peut transporter des bactéries ; la congélation ne les élimine pas toutes. Retirez rapidement les restes après le repas. Ces gestes font partie de la préparation quotidienne du cru, avec une attention renforcée si le foyer compte une personne fragile.

Préparer une alimentation que vous pourrez suivre dans la durée

Le cru demande de prévoir les achats, le stockage et le temps de préparation. Ces habitudes s’organisent dès le projet d’accueil. Notre page sur le budget du Cane Corso vous aide à prévoir ce poste ; nous pouvons ensuite échanger sur les repas de votre futur compagnon.

Parler de l’alimentation de votre chiot